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Jeudi 6 novembre : un dur réveil, du stresse dans la salle d'attente, des paroles douces et sincère, le ciel qui s'écroule, de la compassion et un sourire bien plus que sincère... C'était mon rendez vous avec les chirurgiens...

Jeudi, j'avais rendez très tôt avec les chirurgiens. A 8h. Imaginez pour qui ne dors pas la nuit qui se léve à 12h00 ... & bien cette fois c'était 6h. Comment expliquée la sensation ? Je me suis prise tout les murs, j'avais la bouche à moitié ouverte, des cernes jusque là et les yeux tout arrondis a force d'essayer de s'les garder ouvert. Enfin comme d'habitude la fameuse question était là : " manger ou pas manger ? such is the question. Hier je pesais 35.8 kilo ! & aujourd'hui 36.1 (j'fais des efforts ! Vous avez vus ça ?) Bref, le blabla sur ma perte de poids et ma sous alimentation n'est pas le sujet.
Hop dans le taxi ! J'me suis carrément endormis ! Enfin plusieurs fois même puisque je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut en croyant que j'étais dans mon lit ! & Bah même pas !... Plutôt comique.
A l'arriver de l'hôpital, j'ai envie de vomir. Cette phrase résonnait dans ma tête " c'est ici que je vais passer les derniers instants de ma vie". Pathétique.... Bref, au guichet ! Faut attendre ! Toujours attendre ! "Le numéro 895 est demandé" euh ? On a le numéro 132, c'est quoi cette foutue nouvelle technologie à la noix ou on ne comprend jamais rien... On va voir la dame et on lui dit qu'il y'a un problème et elle nous dit que c'est normal et d'aller attendre notre tour... On regarde autour de nous complètement ahuri ... Il n'y a personne autour de nous ! Oui oui vous avez bien entendus ! Elle nous a dit d'attendre notre numéro alors qu'il n'y avait personne ! Elle ne serait pas un peu feignante la p'tite dame ? Ma mère prend les choses en mains et lui dit qu'on a rendez vous avec les chirurgiens et qu'en plus, j'suis tellement crevée que j'vais tomber dans les vapes. La dame accepte avec un super sourire (hum hum...) Enfin bon, on réussis à avoir ces étiquettes.
On arrive dans la salle d'attente. L'angoisse. L'horreur. J'me ronge les ongles, j'vais vibrer tout les siéges tellement j'suis stressée. Enfin le chirurgien arrive (le super chirurgien qui m'avait enlevé le kyste) Il est tellement gentil, doux, à l'écoute et accessible. C'est tellement rare pour un chirurgien. & Voilà donc qu'on commence à parler de l'opération qui aura en même du bon et du mauvais. Bref, il y'a déjà les risques d'hémorragies, mais ça ils ont l'habitude avec moi et ils prennent toutes les précautions. Enfin pour ma jambe... Le kyste comprime carrément le nerf sciatique... alors ils vont devoir y touché et coupé un bout de nerf. Soit celui ou : j'aurai plus de sensibilité au pied (ou presque) donc je sentirai pas si jme pique ou j'me coupe (mais ce n'est pas mon genre de prendre un couteau et d'me gratter l'pied avec...)
ou couper l'autre bout du nerf et là mon pied partira en avant et j'aurai besoin d'une petite attelle... La rééducation n'y changera rien. Une fois couper, on ne peux réparer. Alors pleins de question se pose dans ma tête. & là, question qui me touche sincèrement, au point que ça m'donne la larme à l'oeil. Le chirurgien se tourne vers moi avec une telle compassion & il me dit " et toi Marie ? Qu'est ce que tu en penses ? Comment tu le prend" Il m'avait posait la question pour la dernière opération ou on devait m'enlever des organes. Mais je vous l'ai dit, c'est tellement rare. Je lui répond alors qu'il y'a sûrement pire que de boiter.
Mais je suis triste... un peu normal. Mais ça je ne lui ai pas dit. Pour pas enlever cette image de fille forte qui arrive à bien prendre les choses ! Mais c'est quoi bien prendre les choses ? Qui aimerait ce réveiller un matin avec une atèle et en boitant
...


Alors à partir de là, je sais que je ne vais pas mourir, puis au fond c'n'est pas grave. J'ai un tas de projets avec mon appareil photo. J'suis tellement heureuse de l'avoir. Il m'a aidé. Ca peut paraître con mais ça m'a vraiment aidé à bien prendre les choses. C'est sûrement parce que c'est ma passion... un livre sur mes photos... a chaque fois que j'y pense, j'en ai le coeur qui palpite et le sourire jusqu'au lèvre.
Pour posséder cette merveille, il faut vraiment que se soit une passion et pas un coup de tête. Ce n'est pas un p'tit appareil comme ça, c'est un vrai. Un bien plus professionnel ! Ce n'est pas un jouet... loin de là. J'aime tellement....


Enfin passons, je ne vous raconte pas le rendez vous avec l'anesthésiste, ça sert à rien. Pi oui, on m'a fait un exam sanguin parce que j'ai des bleus partout ! Donnez moi un coup et vous allez voir. C'est sûrement parce que j'manque de quelque chose....


Sur ce, je vous embrasse tous tendrement

# Posté le vendredi 07 novembre 2008 08:53

Je ne sais pas si c'est une question de temps mais pour l'instant, je n'y crois toujours pas...

Je ne sais pas si c'est une question de temps mais pour l'instant, je n'y crois toujours pas...
Vous savez, lorsque l'on a un rêve. Un vrai, Un rêve qui est encré en vous depuis le jour ou vous avez connus l'existance de cette chose et que vous savez que jamais ou sûrement jamais vous ne pourrez avoir ce dont vous rêver parce que par exemple c'est inaccessible ou au dessus de vos moyens et qu'un beau jour, on sonne à votre porte avec un sourire magnifique et qu'on vous tends un paquet contenant ce que vous attendez depuis des années, cette chose qui vous a fait rêver pendant un peu prés 13 ans, et bien je peux vous dire que l'on tombe de haut. On ne réalise pas. Ca semble impossible et pourtant ca l'est l'est...

C'était le samedi 1er novembre 2008... Mes parents étaient bizarre ou du moins, ils ne me paraissaient pas naturels. Ils devaient se rendre à monoprix mais je trouvais bizarre qu'ils mettent autant de temps pour s'y rendre et qu'ils choississent un 1er novembre pour y'aller alors qu'il n'y avait rien d'urgent à acheter. Et puis ma mère a ouvert la fenêtre soit disant parce qu'elle ne voulait pas aller à monoprix avec la pluie. Et puis la porte sonne et à mon habitude, j'ai courus dans ma chambre me cacher (bah ui, en pyg, les cheveux court lol) et ma mère me dit " c'est la voisine qui a encore oublié ses clées" mais je me cache quand même. Et puis ma mére frappe à ma porte, l'entrouve et me dit avec un petit sourire " tu peux venir 2 minutes ?" Et là, je vois devant moi, 2 personnes avec un sourire jusqu'aux oreilles. La jeune femme (Leatitia) me dit alors "bonjours, je me présente, c'est Leatitia et voicis Frédérique (le musicien qui tenait mon paquet) et on fait partis de l'association "coeur des anges" et là, j'avais les jambes qui tremblotait, les oreilles qui bourdonait ... Fred me tend 2 gros paquets que j'ouvre avec le coeur qui palpique... Le voilà... devant moi ! Voilà l'objet qui me faisait rêver depuis tellement d'années. le NIKON D60, appareil photo numétique REFLEX... J'avais l'impression d'être dans un rêve, ça me semblait impossible... Alors je remercie Fred qui a répondus à la petite annonce concernant mon rêve et d'avoir fait ce concert... Je remercie Leatitia. Deux personnes extraordinaire... Je remercie toute l'équipe de "Coeur des Anges" une association on or... Merci à mes parents aussi, d'avoir tenus sans rien me dire... On ne pouvait pas me faire mieux comme cadeau... J'ai passé un moment très agréable. Je suis heureuse. Il n'y pas de mot pour définir tout ça... Voilà un objetctif (en plus j'ai pleins de projets pour l'assoc, et là c'est le TOP totale) ... Je ne le lâche plus. Il est collé à moi. Je peux vous dire que ca me donne du pep's...
Il est encore difficile à manipuler mais je vais vite apprendre....Comme quoi, les rêves peuvent devenir réalités...

MERCII (l)XXXX(l)

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 12:56

Modifié le mardi 04 novembre 2008 06:22

Et c'est à nouveau, que j'ai encore lâché ma tristesse, ma colère, mes faiblesses, sur des bouts d'papiers, sur un logiciel de traitement de texte. Peut-être que c'est mieux ainsi. D'une manière ou d'une autre, il le faut... Il faut que je dise mon ressentis sinon je pourrai dépérir, et finir vraiment mal... je publie cet article sur mon blog, sur la seule issue que j'ai, de vous parler de ce que je ressens. Je publie cet article, en sachant que sûrement, la moitié de lira pas ce que j'ai écrit car je dois l'admettre, c'est bien trop long... Mais je vous l'ai dit... C'est ma seule issue... seulement la seule...

La vie. Le bonheur. Se nourrir. Boire. Respirer. Etc....
Lorsque l'on regarde le sens de ses mots, on se dit alors qu'ils nous sont vitaux pour vivre. Mais le bonheur ? Qui connaît vraiment le sens ? Personne, je pense, a un jour connus, une vie entière de bonheur. Le bonheur est limité en une courte duré. Un instant, une minute, une heure mais jamais toute une vie...
Tout le monde a ses problèmes. Les petits tracas d'une vie. Les problèmes de famille qui parfois prennent des proportions énormes. On ne vit jamais sans malheurs. On a tous des déceptions. Aussi bien en amour qu'en Amitié. On fait tous le tris parmi nos amis. Certains nous font mal rien qu'avec un seul mot. Parfois pire qu'une gifle. Ou bien on se rend compte que la personne qu'on croyait notre amis n'est en faite qu'un simple copain et on passe à autre chose sans forcément se poser de question.
Par moment, on pleure. On pleure sur la mort d'un être proche. On pleure sur une mauvaise note, une mauvaise journée. On pleure sans connaître la raison. Les coups de cafard sont là... On peut être riche, en bonne santé et pas forcément heureux. Cette phrase là, elle est tellement connue « l'argent ne fais pas le bonheur » mais elle est tellement vraie. L'argent, on en a besoin. Le minimum... parce que tout les gens dans la rue, seraient bien content de pouvoir se loger et manger mais je crois qu'on à pas besoin d'avoir des milliards pour être les plus heureux de la planète. Loin de là...
Et puis il y'en a, qui ont moins de chance que d'autre. Ils sont malades par exemple...
Je ne sais pas, je ne sais pas comment dans ces moments là on doit prendre les choses. C'est vrai, il m'arrive des tas de fois de me retrouver toute seule avec moi-même pour faire le point et réfléchir à tout ça. A la chance que je n'ai pas eu. Dans ces moments là, de doute, de désarrois... Quand là tu te dis « je suis malade » et que tu te retrouves à penser, à te rappeler de tout les moments que tu as vécus. Tout les moments de peurs, de stresse, de tristesse, de mal être, de torture... Oui parce que au fond, c'est de la torture. Parce que lorsque l'on t'injecte un produit d'une couleur terne, un produit qui sent mauvais, qui peut-être détruit les mauvaises cellules, mais qui aussi, s'attaque aux bonnes cellules alors j'appelle ça de la torture. Alors tu es fatiguée. Tu éprouves un sentiment de désespoir et voudrais que quelqu'un vienne te délivrer. T'aimerai crier ta douleur. Et puis tu pleures toutes les larmes de ton corps sans que ça puisse changer une seule chose. Au final, on en revient au même. La maladie est toujours là. Et puis, lorsque tu es conscient que quelque chose de fou, de monstrueux est à l'intérieur de ton corps. Cette chose qui s'appuie sur les parties sensibles et qui se nourrit de ton sang pour grossir et qui s'empiffre tellement, qu'il prend vite du poids, trop vite et que à un moment, il a accomplis ce qu'il voulait, il peut enfin jouer contre toi. Alors t'es obligé de prendre des médicaments pour essayer de le battre mais il est tellement puissant qu'il résiste alors il ne reste qu'une seule chose : ouvrir, pour partir à sa recherche. Et pendant ce moment ou toi, tu es paisiblement en train de dormir, tu croises quelque chose que tu ne devrais jamais croiser à cet âge là. La lumière. Si belle que t'as envie de courir la rejoindre afin de mettre un terme à toutes tes souffrances mais finalement tu n'arrives pas au but parce que on t'as réveillé un peu avant, juste au moment où tu allais mettre un pas dans cette lumière. D'un côté, c'est bien, mais de l'autre, c'est nul... Parce que y'a une partie de toi qui aurait aimé entré dans la lumière. Franchir cette porte. Mais l'autre côté de toi, au fond est heureux d'être en vie. Mais dans ces moments là, tu es tellement démuni que tu ne peux plus réfléchir. Entouré de files, t'essayes de te démêler. Tu as aussi cette impression d'étouffer et de ne pas arriver à respirer parce qu'on t'as mis des tuyau dans le nez et dans la gorge. Inexplicable. Et puis t'es yeux se rivent vers l'horloge et tu ne comprend plus rien. T'as plus la notions du temps. Il est 10h00 du matin ce qui, logiquement, n'est pas possible. Tu réfléchis et tu essayes de trouver une explications à se phénomène... Peut-être que l'horloge n'est pas bien réglé, ou bien ton imagination te joue des tours. Et c'est alors que l'on t'annonce, que t'as étais mis en coma artificielle pendant 1J/1N... j'aurai pu mourir dans mon sommeil... Et j'ai faillis mourir sur la table d'opération aussi. Bizarre comme sensation. Effrayant... Tellement que ça te fais froid dans le dos. Et puis tu te bas pendant 3 ans contre cette chose. Au final t'arrives à l'enlever, tu crois que t'es guérit mais tu te trompes complètement. Du moins, à la base tu sais que tu n'es pas guérit, puisque tu as une maladie génétique mais tu penses tout de même que tu vas être tranquille pendant un bon moment. Et c'est là que tu te gourres. A peine 2 mois plus tard, on t'apprend que le monstre est revenu. On t'apprend même qu'il y en a un deuxième ! Mais lui, il a préféré se placer sur le fémur plutôt que le sacrum. Alors tout les deux, ils se sont mis en tête de s'appuyer à nouveau contre le nerf sciatique. Si vous saviez la douleur. On m'a souvent dit que j'ai un courage énorme et que beaucoup ne pourrez pas supporter la douleur mais c'est faux. J'ai souvent envie de prendre une tronçonneuse et de me couper la jambe. Alors je remercie le ciel qu'il n'y ai pas d'objet tranchant chez moi. Ca fait tellement mal que tu dors même plus la nuit. Tu manges presque plus. Tu perds du poids, beaucoup trop et tu descends à 36.6... Et en plus de ça, tu manges debout, en marchant parce que avec cette douleur, t'arrive pas à te poser et rester calme. C'est un peu un cercle vicieux. Je suis dans un sale cercle en tout cas. Je sais plus quoi penser. En faite j'évite de penser et j'oublie, j'oublie beaucoup. J'perds la mémoire. Et c'est beaucoup mieux... Malheureusement, j'aurai beau essayé de fuir, je serai obligé d'y penser et de passer par là. La prochaine opération. Et quand je vais me réveiller, ma jambe gauche sera différente. C'est nul, c'est moche même. T'arrive sur place, t'arrives bien à bouger, tu marches sans problèmes et puis tu te réveilles et rien est pareille... Tu te retrouves à avoir des difficultés à bouger cette foutue jambe et lorsque tu essayer de marcher, tu te rends compte que tu boites alors forcément tu pleures et on te dit alors : « pourquoi tu pleures ? T'es en vie ! » D'accord je suis en vie ? Mais à quel prix ? Ce n'est pas bien grave de boiter, sûrement. C'est même sur. Mais lorsque ça t'arrive à toi, tu ne vois pas les choses de la même manière. C'est évident. T'as plus la même jambe. C'est pathétique de se plaindre pour ça mais c'est tellement humain. Un jour tu marches normalement, 9h après tu boites... Rien est plus pareil. Et puis à quoi ça sert ? De se battre comme ça ! De continuer, continuer jusqu'à être à bout de souffle ? ! Quand tu sais que au fond, tout reviendra. Parce que c'est ça ma maladie. Tu l'enlèves, il revient automatiquement. Souvent au même endroit, mais parfois ailleurs. Et la prochaine fois ? Vers quel endroit va-t-il s'attaquer ? Mon cerveau ? Mon c½ur ? Mes poumons ? Moi je veux juste qu'il me laisse tranquille.
Je ne sais pas comment j'ai fais pour passer à la définition du bonheur à ma vie... J'en reviens à dire la même chose ! Je n'ai peut-être pas la meilleur vie et donc certainement pas que des moments de bonheurs mais malgré tout, y'a des jours où je rie... Sûrement moins en ce moment car je ne suis plus la même. Je me retrouve en groupe, je ne raconte plus de blague, ou du moins j'essaye mais je ne fais rire personne, ni moi d'ailleurs. Je ne suis plus convaincante. Je suis devenue quelqu'un d'ennuyant qui n'a rien à dire et qui s'efface complètement. Qui est toujours en train de rêvasser même. Enfin je ne rêve pas tellement. Je pense surtout. Je pense à une éventuelle occasion de me sauver... tant pis, ils ont qu'à partir. Je vous laisse partir. Après tout, je comprendrai un peu. Parce que moi-même, je ne me supporte plus. Je vais sûrement me répéter mais je veux que l'on me rende la vie qu'on m'a volé !! On m'a volé une grande partie de moi ! Mais qui a volé mon caractère et qui s'est sauvé avec ? ! Je vous jure que je ne mange pas ! Je donnerai juste n'importe quoi pour redevenir celle que j'étais...
Pitié...



© Cerise




Et c’est  à nouveau, que j’ai encore lâché ma tristesse, ma colère, mes faiblesses, sur des bouts d’papiers, sur un logiciel de traitement de texte.  Peut-être que c’est mieux ainsi. D’une manière ou d’une autre, il le faut… Il faut que je dise mon ressentis sinon je pourrai dépérir, et finir vraiment mal...  je publie cet article sur mon blog, sur la seule issue que j’ai, de vous parler de ce que je ressens. Je publie cet article, en sachant que sûrement, la moitié de lira pas ce que j’ai écrit car je dois l’admettre, c’est bien trop long… Mais je vous l’ai dit… C’est ma seule issue… seulement la seule…

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 06:31

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 12:16

plouc plouc plouc

plouc plouc plouc
Une envie soudaine d'écrire. Mais écrire quoi ? Je n'en ai pas la moindre idée. J'sais plus. J'sais plus rien depuis un bon bout de temps. Je perds mes mots, mes envies. J'perds la mémoire. C'est parfois plus facile d'oublier. Et si je laissais simplement mon coeur se vider. Que je laisse place à mon coeur. Il en a à dire ! sûrement beaucoup. Alors petit coeur tant fragilisé, prend place...
J'ai peur. Mais pas que pour moi. J'ai peur d'un tas de chose. J'me sens impuissante. Par exemple, vous savez le texte magnifique et authentique que Clémence a écrit ? Il m'a tellement touché. Et vous savez, là je me sens impuissante, parce que je voudrais la protéger et j'aimerai qu'elle ne culpabilise pas même si c'est dur. J'aimerai la prendre dans mes bras et lui dire que je suis là. Mais elle le sait.
Et vous savez ? Je ne vais plus en cours... ou trop peu. Et Powline me manque terriblement. Nos regards complices et nos fous rires ... ça me manque. J'y suis allée vendredi. & ma classe est tellement attendris, tellement géniale. J'aimerai les voir plus souvent.
& cette foutue crise économique. Elle commence à me taper sur le système. D'un côté on a beaucoup de chance de vivre en France avec les assurances maladies et tout ce qui va avec, mais de l'autre côté, la France elle part en cacahuète...
& voilà, je perds à nouveau mes mots. Je suis en cohabitation avec moi. Je n'habite plus avec moi... Je ne me connais plus. Je voudrais tant changer le monde parfois. C'est peut-être un moyen de m'oublier, je ne sais pas. Rendez moi cette fille. celle que j'étais avant. Cette fille qui rigolait tout le temps et qui était chaque jour, 24H de bonne humeur. A rigoler pour tout et rien. Rendez moi mon caractère, mon vrai. Rendez moi mon
tout. mon moi Rendez moi ce que j'étais...

J'voudrais tant que celle qui est ma
bomba retrouve son beau sourire.
J'voudrai tant qu'avec
elle, on arrive enfin à sortir les yeux fermés et je suis tellement fière des efforts qu'elle a fournis ! Si vous saviez...
J'voudrai tant m'en sortir.
J'ai tellement peur. C'est inexplicable. Au moment même où j'écris, la douleur est présente. Bien trop présente. Personne ne peux savoir ce que j'éprouve, ce que je vie. Ce n'est pas une douleur. C'est un monstre qui se cache dans ma jambe. Un monstre qui me la bouffe petit à petit.
J'aime bien, souvent, me retrouver seule avec moi même et faire le point. Réfléchir. Sauf que je ne sais plus réfléchir. Je ne sais plus rien...
& vous savez quoi ? Au fond de moi, je ne veux pas me faire opére. J'ai trop peur. Y'a pas si longtemps de ça, j'étais tellement passé à côté de la mort que j'ai été mise en coma artificielle. Vraiment pas top. Et je suis passée trois fois à côté de la mort. C'est énorme non ? Je ne sais pas. Il y'a sûrement pire. Et là si on m'opérer, je vais perdre un peu l'usage de ma jambe. C'est sûr, il l'a dit. Parce que le kyste enrobe le nerf sciatique. Donc ils vont être obligé d'y passer. Alors qu'es ce qui va se passer ? Boiter ? Insensibilité ? Usage d'une canne ? Et dite moi... quand es ce que je porterai des petits escarpins alors ? Quand est ce que je pourrai courir dans les champs ? Quand est ce que je pourrai enfin danser ? Quand ? Jamais. C'est comme ça. J'ai pas la meilleure vie c'est sur. Je n'ai pas une vie facile. J'aurai pu avoir mieux. Bien mieux. C'est pas juste de subir tout ça. C'est pas juste de perdre un
ami que l'on aime. Ce n'est pas juste d'avoir des rêves inaccessibles. Mais au fond, j'ai le même rêve que tout le monde... Celui de vivre. Mais de vivre autrement. Alors si je ne peux pas changer ma vie j'aimerai tout de même, qu'on me la laisse... ma vie...Rendez moi ma vie même, on m'l'a volé depuis déjà un bon bout de temps...



© Cerise

# Posté le samedi 25 octobre 2008 13:11

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 10:49

Parce que je ne peux pas rester là, sans lui rendre hommage.

Parce que je ne peux pas rester là, sans lui rendre hommage.
Hier, on apprend le décès de soeur Emmanuelle. Elle avait 99 ans. Elle aurait eu 100 ans en novembre. On peut dire qu'elle a eu une longue vie mais peu importe. On ne peut pas rester là sans lui rendre hommage. Catho ou non, soeur Emmanuelle était "la mère universelle". "Mon fiancé c'est Jésus, et mes enfants, sont les enfants du monde entier" disait-elle... Elle s'est battue, elle a consacré sa vie pour eux. Pour tout ces enfants, et ses femmes. Elle ne pouvait pas accepter que des petits bouts de chou dorment dans les ordures. Elle les a mis à l'école. Elle a tout fait. Tout...
Tout le monde l'aimait. Tout le monde priait soeur Emmanuelle. Aussi bien les cathos, que les juifs et les musulmans. Elle ouvrait ses bras à tout le monde. On pouvait aller la voir quand on voulait. Tout les gens qui l'ont rencontré, on ressentis quelque chose mais n'ont pus expliquer quoi... Elle avait quelque chose en elle. Elle, c'est une femme d'exception. C'est ses femmes là à qui on doit tellement de choses. Je ne suis pas là pour critiquer les religions mais mon avis personnelle est que les soeurs qui restent enfermé dans leur couvant 24H ne changeront rien au monde. Tandis que les femmes comme soeur Emmanuelle, elle se sont battus et elles ont bougé. Elles ont essayé de changer les choses et d'ouvrir les yeux aux mondes parce que malheureusement, peu de gens se battent pour les pauvres, comme elle, elle l'a fait...
Je crois qu'on pourrait lui donner à présent le nom de :
Sainte Emmanuelle...


La plus grande peur de s½ur Emmanuelle, c'était de mourir en agonisant. De mourir dans tant de misère. S½ur Emmanuelle est morte dans son sommeil et dans son lit. On lui devait au moins ça. Que sa peur ne se réalise pas. Je crois qu'elle peut être fière de la femme qu'elle était...


© Cerise

# Posté le mardi 21 octobre 2008 08:30